Test de référence pour Triathlète Half & Full

Le test d’enchaînement vélo 1h @puissance maximale + course à pied 45′ @vitesse maximale est bien connu des triathlètes utilisant les programmes T2.0 de GUTAÏ ou étant en coaching individualisé avec nous 🙂 C’est le test de référence dans GUTAÏ pour les spécialistes du triathlon distance Half ou Full !  

Pourquoi est-il intéressant, que pouvons-nous en tirer comme enseignement ?

Pour atteindre sa meilleure performance sur triathlon longue distance il faut des ressources importantes que ce soit au niveau :

  • Physiologique
  • Musculo-squelettique
  • Psychologique
  • Ou encore nutritionnel (Jones & Carter, 2000).

Ces différentes ressources peuvent être travaillées durant ce genre de test d’enchaînement qui peut avoir une durée globale (avec échauffement) entre 3h et 3h30′ donc proche de la durée d’un triathlon distance Half ce qui permet également un travail neuromusculaire, ressource impliquée dans l’apparition de la fatigue lors d’un exercice prolongé.

Le test sur 60′ permet à l’athlète de travailler sur un effort stable pour apprendre à maintenir un pacing optimal. Le pacing correspond à la stratégie de gestion de l’effort qui sera la plus efficace et permettra à l’athlète de dégager la puissance mécanique la plus élevée durant l’ensemble de l’épreuve.

Ce test d’enchaînement a également plusieurs intérêts :

  • Définir votre puissance critique en vélo qui permettra de calculer vos zones d’intensités et établir votre pacing spécifique pour l’half et/ou le full. Attention ce sera la puissance sur le plat qui n’est pas la même que votre puissance en montée qu’il convient de déterminer avec des tests spécifiques.
  • Calculer votre index d’endurance par rapport à vos ratios de performance entre le 5′ et 20′ ainsi qu’entre le 20′ et le 60′. Les athlètes spécialisés sur des épreuves de longues durées (half-distance, full-distance), on généralement un meilleur ratio sur le 20’/ 60′ comparativement au ratio 5’/ 20′. En effet, pour être performant sur longue distance il faut être capable de maintenir une intensité élevée sur une longue durée et avoir un coût énergétique (CE) faible. Le CE correspond au lien entre puissance métabolique et puissance mécanique. Un faible CE va permettre à l’athlète de produire une intensité plus élevée pour une même puissance métabolique.
  • Evaluer la capacité d’un athlète à enchaîner le vélo et la course à pied sans une perte trop importante de vitesse en course à pied par rapport à la condition sèche (sans enchaînement).
  • Tester sa stratégie nutritionnelle à haute intensité pour s’assurer de ne pas avoir de troubles gastriques (TG).

Voici l’exemple sur le terrain d’Edouard TIRET, athlète GUTAÏ Coaching, qui vient de réaliser son test d’enchaînement.

  • C’est son 1er test 60′ sur route de l’année avec son nouveau vélo qui ne peut donc pas être comparé avec sa meilleure performance en 2018. C’est important de comparer ce qui est comparable 😉
  • Le test sur 60′ montre une bonne gestion avec une puissance stable. Les prochains tests 5′ et 20′ sur route vont être intéressants pour juger de son index d’endurance mais également pour obtenir des informations pertinentes sur sa pente de relation entre l’intensité et le temps.

 

  • Ce test va permettre de définir ses zones d’intensités sur le plat et son pacing spécifique pour son futur objectif sur le 70.3 Barcelone pour décrocher un slot pour le WCS 70.3 de Nice.

  • La comparaison du 1er test course à pied à sec sur 45′ et le second sous forme d’enchaînement est intéressant, il montre une bonne capacité à enchaîner avec :
    • Une perte de vitesse de 2,5% (15,9Km/h vs 16,3Km/h)
    • Une réponse cardiaque similaire alors que généralement la dérive cardiaque est plus élevée en situation d’enchaînement de part l’accumulation de chaleur endogène

  • Il est intéressant d’étudier le pattern de foulée, on peut voir que le temps de contact du pied au sol est allongé sur le test 2 (condition enchaînement) comparativement au test 1 (condition sèche) ce qui peut orienter l’entraînement sur un renforcement musculaire avec du travail en force maximale (stimulation neuromusculaire) et/ ou pliométrique.

Pour conclure : Avec GUTAÏ on peut avoir une approche globale de la performance pour cerner les différents déterminants permettant d’obtenir la meilleure performance. On sait que ce n’est pas évident de réaliser des tests de performances mais ceux-ci peuvent donner des indications pertinentes pour construire les intensités d’entraînement qui permettront d’engendrer les meilleures réponses adaptatives, orienter l’entraînement en fonction des résultats, cerner le pacing spécifique qui pourra être employé sur la course ou encore tester ses limites. Bon courage et bonne préparation, la saison des triathlons approche 🙂