Stratégie mentale : Respecter les bases


 

« C’est pas faute d’avoir essayé ! », « Ça m’énerve !! », « Je ne comprends pas, j’avais tout fait comme prévu ». Autant de réactions qui nous éloignent de notre but initial : le plaisir. Et pourtant, les stratégies de préparation mentale à la performance physique ne manquent pas… À mesure que ces dernières foisonnent, on en oublie malheureusement les bases. Rappels.

 

Depuis maintenant longtemps, la préparation mentale sert à mieux nous préparer à un événement majeur, ou en tout cas perçu comme tel. « Perçu » car alors que certains d’entre nous ne ressentent pas le besoin de changer la manière dont ils appréhendent une course, d’autres veulent tout savoir sur l’imagerie mentale, la relaxation, la fixation de buts… Des techniques qui ont fait leur preuve pour réguler notre état émotionnel mais dont l’efficacité n’est pas dépendante d’un copié-collé efficace.

En effet, l’expérience personnelle montre que certaines méthodes s’appliquent mieux que d’autres et ne s’appliquent même que parfois. Ainsi on n’est pas tous égaux devant l’imagerie mentale, par exemple… Sur cette base, l’idée de cet article est de prendre du recul sur toutes ces techniques de préparation pour identifier les points communs qui conditionnent leur efficacité. Ces points renvoient à l’optimisation de nos ressources mentales.

 

 

1. En premier lieu, la capacité à soutenir un effort mental est une… capacité. Et oui ! Ce qui signifie qu’il n’est pas envisageable d’endurer une charge mentale sans finir par en subir la fatigue. Conséquence : quelle que soit la technique de prépa mentale, si sa mise en place est persistante avant une épreuve, alors elle consommera subrepticement nos ressources et aboutira finalement à un état de fatigue mentale important (lire à ce sujet « Comment la fatigue mentale vous empêche de courir« ). Au final, à cause de ces rappels en mémoire, de contrôles posturaux, de projections mentales, de focus attentionnel ciblés… on a l’impression d’être moins disponible et moins alerte avant même d’avoir commencé à courir. Une impression de mauvais augure sachant que l’épreuve n’a même pas encore commencé.

2. En second lieu, le volet qualitatif de l’approche mentale fait écho au « quoi » c’est-à-dire la/les techniques(s) que l’on choisit d’utiliser. Ici, rappelons que même chez les sportifs de haut niveau, il n’y a pas de recette miracle de prépa mentale : alors qu’un athlète gagnera à utiliser une stratégie de réactivation (ex : respirer vite), un autre tirera profit d’une plus grande tempérance avant l’épreuve. Toutefois, un détail est prégnant chez les experts : leur faculté à switcher rapidement d’un mode « out » à un mode « in ». Une fraction de seconde suffit pour qu’ils basculent dans la tâche, donnant parfois l’impression de ne pas avoir été ailleurs l’instant d’avant. Sans transition ! Comment est-ce possible ? C’est possible car ils ont appris à identifier les éléments précis sur lesquels porter leur attention avant/pendant l’épreuve. Pas de recherche en mémoire inutile, pas de questionnement stérile. Droit au but !

À partir de là seulement, la mise en place de routines mentales prend son sens. En effet, avoir un bagage de stratégies personnelles permet de limiter l’activité de recherche, de préserver la « capacité mentale » et donc de faciliter leur mise en œuvre. À l’inverse, s’aventurer à tester une nouvelle technique de gestion de soi le jour J n’est pas une idée lumineuse… Retenons cela.

 

 

3. Les deux points précédents sont évidents, quand on y pense. Le troisième l’est tout autant mais il reflète une réflexion peu adoptée quel que soit le niveau de pratique : c’est celui du timing (à quel moment on utilise la technique). Ce timing est souvent empirique. Or, mal agencé, une technique peut conduire à des effets pervers, quelle qu’elle soit. Par exemple, à vouloir trop longtemps tout contrôler, le fait de gérer sa respiration passe d’un statut ergogène à anxiogène : l’athlète s’immisce dans des états de colère / isolement alors que son seul souhait est de « vouloir trop bien faire les choses ». En agissant ainsi, on introduit finalement un cercle vicieux efforts-fatigue-inefficacité qui nous éloigne des sensations apaisantes recherchées.

Le lâcher-prise est alors une étape nécessaire ! Cela pour préserver nos ressources et rester capable d’alterner les moments de « vide » et de « focus ». Et dans ces moments de « vides », il ne s’agit pas de songer vaguement à l’épreuve ou de faire un dernier check du matériel… Non, il s’agit de couper complètement, de nous sortir du contexte, nous évader, trouver un « temps faible » sans préoccupation et sans culpabilité. Alors les amis, les souvenirs, la contemplation de l’environnement permettent d’ouvrir les œillères et servent de soupape, par exemple. Pour savoir quand switcher du mode « out » au mode « in », la seule question est : « à quel moment la situation devient-elle suffisamment sérieuse pour mériter que je m’y mette sans que cela ne m’épuise inutilement ?« .

4. Un dernier point est à considérer sur le moyen terme. C’est celui de la connaissance de soi pour optimiser la préparation. En effet, si une première étape est la mise en oeuvre de la technique mentale (logique descendante : « je connais le principe donc je fais »), rapidement, une prise de recul doit se faire sur les effets générés par l’intervention (logique ascendante : « j’ai fais donc j’apprends »). L’objectif étant l’appropriation de la technique. Il n’y a pas de contrôle particulier à réaliser ici mais plutôt une oreille attentive à porter à un marqueur simple, un marqueur souvent inhibé et même contre-intuitif quand la pression monte : notre sentiment de quiétude.

La gestion de soi en compétition n’est pas mince affaire. Les perturbations sont multiples et l’articulation des priorités conditionne une partie du bien-être. Par exemple, certains se font peur à réaménager leur routine sous le discours d’orateurs désireux de se rassurer eux-mêmes. D’autres s’étonnent de se voir dépassés par des concurrents qui semblaient moins organisés. Et si ces coureurs « libres » n’étaient, en réalité, que plus stratèges… ? Pour s’en inspirer et apprendre à mieux se gérer avant une course, retenons donc que les questions à se poser sont simples : Quoi faire ? Quand ? Jusqu’à quand ? Et… à quelle fin ? Le plaisir !!

 

GUTAÏ : UN PREMIER SOULAGEMENT.

Avec votre application d’entraînement GUTAÏ, vous n’avez pas (encore) de psychologue à portée de mains mais vous disposez d’informations cruciales pour limiter votre sentiment de tension. Un premier exemple concret correspond aux recommandations nutritionnelles : selon votre format de course, GUTAÏ vous propose des dosages (gels, boissons, caféine…) associés à un timing spécifique. Vous savez quoi prendre et à quel moment. Votre rôle se limite donc à bien préparer vos stocks plutôt qu’à anticiper ou gérer les prises.

En termes d’allures, c’est pareil. Souvent les athlètes se questionnent sur la gestion de l’effort à adopter en course selon leur sensation, selon le parcours ou la météo. Aujourd’hui GUTAÏ vous propose une allure à vélo et en course à pied selon votre épreuve mais surtout selon vos intensités critiques. Et ce point est important, car vos intensités critiques sont obtenues à partir d’allures que vous avez déjà été capables de produire par le passé. Vos allures de course ne sont donc pas extrapolées de données théoriques, elles sont concrètes, et ça, c’est crucial quand on arrive sur la ligne de départ : savoir que les allures sont ambitieuses, mais qu’elles sont réalisables !